Angliviel_portraitCatégorie:        Auteur & poète
Dates bio:        1898-1948
Activité:           1920-1948

Odette Mathilde Marguerite Fourgassié est née le 8 décembre 1898 à Castres (Tarn), fille de Gaston Fourgassié et de son épouse Marguerite (née Holtz). Elle est décédée le 20 mars 1948, à Toulouse, à l'âge de 50 ans, emportée par une maladie subite. Elle repose à Puylaurens, selon ses dernières volontés.

Son père était commis principal des contributions et le couple demeurait près de Castres, mais Odette a vu le jour au domicile des Holtz, grands-parents maternels, au 19bis Avenue de Toulouse, à Castres.

Angliviel_signatureOdette Fourgassié écrit des poèmes dès 1913 et préfère bientôt utiliser le pseudonyme de Doëtte Angliviel, inspiré de l'anagramme de son prénom et de son ancêtre Laurent Angliviel de la Beaumelle (1726-1773, homme de lettres). A ses débuts, elle utilise également le pseudonyme de Doëtte Ylsée.

Le 8 octobre 1923 à Toulouse, elle épouse Charles Bauby (1898-1971), dont elle aura trois enfants, Yolaine (décédée en bas âge), Gérard et Yolaine (la cadette).

  • Charles Bauby (1898-1971)

    Charles Bauby est né le 13 mai 1898 à Prades (Pyrénées orientales). Il est décédé le 16 juillet 1971, à Perpignan. Très tôt, il se passionne pour la littérature et la poésie et fonde des journaux: d'abord au collège, Les Ailes bleues (Sorrèze, 1914), puis au lycée Les Aubes Nouvelles (Aix, 1915-1916); revues dans lesquelles il publie des vers sous le pseudonyme de Cybs. Enfin, à l'époque de la faculté et des études de droit à Toulouse et à Paris, il collabore à une cinquantaine de revues et fonde La Tramontane. Basée à Perpignan, la revue paraît en français, puis en mode bilingue et devient bientôt l'emblème de la culture catalane en Roussillon. Parallèlement, entre 1920 et 1924, il anime L'Expansion, revue artistique et littéraire paraissant mensuellement à Toulouse. En 1921-1922, il mène une mission pour le compte du Ministère des réparations des dommages de guerre. A la même époque il publie aux Editions du Monde Nouveau La bonne ville de Paris, bien accueillie par les critiques. La guerre d'Espagne met fin à un projet lancé en 1934 aux éditions des Cahiers Libres visant à créer une collection d'auteurs catalans traduits en français. Durant les années trente, il gére la revue Science et Civilisation, tout en assumant le rôle de secrétaire du Centre d'études et d'action de la rénovation sociale. En 1951, il crée la collection Tramontane. Bibliographie (sélection): Dans ce bosquet (1914), Les reflets du miroir (1918), La bonne ville de Paris (1922), La stelle pour Yolaine.

Dès 1918, Doëtte Angliviel effectue de fréquents séjours à Paris, se fait remarquer du monde littéraire de l'époque. et obtient des critiques élogieuses dans des revues comme L'Essor, Poésie, L'Archer. A la fin des années vingt, Doëtte et Charles s'installent à Paris, tout en conservant leur propriété Les Cigales, à Saint-Simon.

Toujours en 1918, elle devient adhérente de la Société des Gens de Lettres de France sous le nom de Mme Charles Bauby; son époux y adhérera quelques années plus tard, en 1929.

Doëtte Angliviel obtient rapidement plusieurs prix et distinctions:

  • 1918: Poème, premier prix, Renaissance provinciale de Bordeaux
  • 1922: L'impossible voyage (poème), Muguet d'argent, Jeux Floraux de Toulouse
  • 1925: Le voyage enchanté (poème), Primevère d'argent, Jeux Floraux de Toulouse
  • 1925: Ô ma roulotte d'or (poème), Genêt d'or, Jeux Floraux de Perpignan
  • 1926: Je viens à vous, ô désaltérante fontaine (poème), Lys d'or, Aplech littéraire de Font-Romeu
  • 1927: Les jeux au jardin (poème), Primevère d'argent, Jeux Floraux de Toulouse
  • 1927: Les jeux au jardin (poème), Genêt d'or, Jeux Floraux de Perpignan
  • 1928: Jardins sur la Garonne et Jardins sur la Mer (recueil de poèmes) , prix Pujol, Jeux Floraux de Toulouse
  • 1928: Le fiancé de carton (roman), prix du Roman pour la jeunesse, Académie des Dix de Province, prix de 2'000 frs.
  • Prix de Rohan, Société des Poètes français
  • 1938: Election à l'Académie des Poètes, Bruxelles

Lorsque Doëtte Angliviel reçoit la Primevère d'argent pour Le voyage enchanté, elle est dans la peine, car ce poème écrit dans le bonheur près du berceau de sa fille Yolaine, est couronné alors que l'enfant vient de décéder, enlevé par  la Dame sans nom. En 1926, Doëtte Angliviel participe au concours littéraire organisé dans le cadre du couronnement de Notre-Dame de Font-Romeu, et  obtient le Lys d'or, avec les félicitations du Consistoire. L'année suivante, elle est accueillie comme Maître-ès-Jeux par la Compagnie du Genêt d'Or, en raison des deux  Genêts d'or qu'elle a obtenus aux Jeux Floraux de Perpignan. Par ailleurs, un prix littéraire a été créé en son honneur (prix Doëtte Angliviel).

A plusieurs occasions, dans La Semaine ou pour les éditions Gedalge, Doëtte Angliviel collabore avec l'illustratrice Maggie Salcedo et il est probable que les deux femmes étaient amies. Le Fiancé de carton, couronné par l'Académie des Dix de Province et son prix du Roman pour la jeunesse, reçoit néanmoins un accueil mitigé dans la Revue des Lectures: "Si chastes qu'elles [ces jeunes filles] demeurent, ces intrigues d'où l'amour exclut tout autre sentiment n'aboutissent qu'à exciter les imaginations, qui s'excitent déjà bien toutes seules. Mme Doëtte Angliviel a laissé échapper plusieurs allusions imprudentes, et surtout deux très vilains mots que l'éditeur, à défaut de l'auteur, aurait bien pu avoir la délicatesse de supprimer".

perroquet_TougneDès 1933, Doëtte Angliviel fait une petite dizaine d'apparitions dans La Semaine de Suzette. Elle publie également, sous un pseudonyme qui reste à présenter, des romans dans la collection Roman de Madame pour les éditions Chantal. Toujours sous pseudonyme, elle propose une trentaine de contes humoristiques, parfois en collaboration avec son époux, dans les revues L'Humour, le Frou-Frou ou le Sans Gêne. Les éditions du Hublot présentent une Laure d'Angly, qui pourrait être Doëtte Angliviel.

En 1938, Doëtte Angliviel est élue à l'Académie des Poètes de Bruxelles, fondée par Paul Valéry pour rassembler les plus grand poètes de langue française.

Après sa mort, en 1949, la Société des Amis de Doëtte Angliviel est fondée à Toulouse, sous la présidence de Max Primault, professeur de lettres.

Angliviel_plaqueLe 20 novembre 1966 la municipalité de Castres a apposé une plaque commorative en mémoire de la poètesse sur sa maison d'enfance située à l'avenue Albert Ier.

                  Ici naquit la poètesse
                Doëtte Angliviel 1898-1948.

Cette plaque a été inaugurée en parallèle du vernissage de l'exposition Doëtte Angliviel et ses illustrateurs au Musée Goya, toujours à Castres.

Plusieurs témoignages de l'époque décrivent Doëtte Angliviel comme une poètesse  à "la sensualité mystique".

Sources
- collection personnelle
- photographie: Philippe, de Castres
- autres sur demande

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Bibliographie (liste non-exhaustive)

Les années en italique sont estimées.

Presse & revues

  • 1915 (dès): revues diverses
  • 1920 (dès): La Tramontane, Perpignan
  • 1921-1922: L'Expansion, Toulouse
  • 1930 (dès): La Vie élégante et artistique, Toulouse
  • 1929: Poème de Savoie et d'ailleurs 
  • 1929-1935: L'Archer (Toulouse)
  • 1933 (dès): La Semaine de Suzette, éd. Gautier-Languereau (Paris)

Bibliographie générale

  • 1914: Saynètes diverses (non-publiées)
  • 1915: Poésies et contes divers publiés dans des revues
  • 1916: Le plus digne, saynète, éd. La Tribune (Paris);  et jouée à Paris à Nos Marionnettes
  • 1921: Tandis que fume le thé, dans L'Expansion
  • 1923: La lune des chats, ill. René-Henry Munsch, éd. La Connaissance (Paris)
  • 1924: L'impossible voyage, éd. Douladoure (Privat)
  • 1925: Le voyage enchanté, éd. Douladoure (Privat)   
  • 1928: Le fiancé de Carton, suivi de La nouvelle Cendrillon, ill. Maggie Salcedo, éd. Gedalge (Paris), coll. Aurore N° 15
  • 1929: Jeux au jardin, ill Henry Rey, éd. L'Archer (Toulouse)
  • 1929: Le napperon, dans Poèmes de Savoie et d'ailleurs
     
  • 1933 (dès): La Semaine de Suzette   
  • 1933: La petite fille de Tarragone, ill. R. Briotet, dans La Semaine
  • 1934: Zara, petite fille du bled marocain, ill. Edith Follet, dans La Semaine
  • 1934: On a souvent besoin d'un plus petit que soi, ill. Edith Follet, dans La Semaine
  • 1934: Le sacrifice de Radjindy, ill. Edith Follet, dans La Semaine
  • 1935: Instinct, ill. Lancelot Ney, éd. du Phare (Paris), coll. Le Zodiaque
  • 1936: Téhéru la petite curieuse, ill. F. Raffin, dans La Semaine
  • 1936: La journée d'une petite fille japonaise, ill. Edith Follet, dans La Semaine
  • 1937: Le favori d'Ethel, ill. Edith Follet, dans La Semaine
  • 1937: Les trois voleurs, ill. F. Raffin,  dans La Semaine 
  • 1937: Le perroquet de Mme Tougne, ill. Edith Follet,  dans La Semaine
  • 1939: Volonté de l'ombre, éd. Editions Littéraires de France (Paris)
       
  • 1942: L'alphabet de la mort, éd. Chantal (Toulouse)
  • 1944: L'homme au sable, ill. Louis Neumann éd. Chantal (Toulouse)
  • 1944: La dernière des fées, éd. Chantal (Toulouse)
  • 1945: Chansons de l'herbe et de la rosée, musique L. Crassous, ill. Maurice Tranchant, éd. Chantal (Paris)
  • 1947: Le cheval fou, ill. André Blondel, éd. La Tramontane (Perpignan)
     
  • 1960: La dame sans nom, ill. René-Henry Munsch & Mme Moussia de Saint-Avit, éd. Sté des Amis de Doëtte Angliviel

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Création: 27 octobre 2007  -  Modifications: 29/03/08, 20/09/08, 13/05/10, 14/11/08, 13/05/10
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